Le fumeur « à la rue »

1 février 2010

• Si le décret de 2006 a le mérite de mettre, dans les différents lieux publics, les clients à l’abri des dangers du tabac, il met les fumeurs à l’écart. Ils sont marginalisés car ils doivent sortir fumer sur le trottoir. Ce qui n’a rien de confortable surtout en cas d’intempéries. Par ailleurs, le fait de se rassembler dehors est une cause de nuisances. Les fumeurs dérangent les passants en prenant de la place et le voisinage en discutant, notamment la nuit sans parler des nombreux mégots qui jonchent le sol. Cela donne une image négative des fumeurs. Or les cafetiers ont trouvés une solution pour palier à l’exclusion des fumeurs, ils aménagent des terrasses chauffées. Encore une fois, ce n’est pas sans poser de problème de cohabitation avec les riverains et les piétons. Les fumeurs se voient donc encore la cause de nuisances et sont donc une fois de plus mal vue.

• Au travail aussi les fumeurs doivent se retrouver à l’extérieur. Ce qui engendre bien souvent des conflits face à l’inégalité des temps de pause. Les fumeurs peuvent aussi être  influencés par leur supérieur hiérarchique : si ce dernier fume, il se montrera plus compréhensif envers ses employés fumeurs. Ce phénomène est observable statistiquement : les fumeurs en entreprise serait 13% plus nombreux à allumer une cigarette sur leur lieux de travail si leur chef est lui-même fumeur, soit 64% contre 51% des salariés sous les ordres d’un supérieur hiérarchique non fumeur.